Lundi 22 mars 2010 à 20:32
Déverse du vermillion dans ma vie au moins elle aura une couleur . Elle ressemblera peut-être à quelque chose de potable et j'aurais éventuellement envie de la vivre .
" On est tous un peu Clémentine " On ferme les yeux pour ne pas voir la misère des choses et surtout ce qui nous attends , ce qui est devant pour ne pas perdre espoir et ne jamais renoncer . On ne prète pas attention aux choses car on sait qu'elles sont nocives et on écrit en espèrant qu'un jour ça passera et qu'on arrivera enfin à mieux vivre mais on sait d'avance que le combat est déséquilibré
On est vraiment tous pourris . J'ressens les choses à une tel intensité que parfois elle me font perdre pieds , j'veux tellement tout vivre que parfois j'en perd la tête et je refais le monde à ma propre manière et c'est tellement orgasmique.
Tout faire exploser pour mieux recommencer. J'veux pas me résignée et m'endormir dans mon confort. Non , je veux plus que ça je veux TOUT changer faire de tout cela un putain de truc je veux avoir envie de me lever le matin et ne plus pleurer devant la télévision.
" Profite de ta vie , elle t'appartient "
Le Ridicule de l'être Humain.
La Stupidités de nos Corps.
La Constance des Hommes.
La Pesanteur des Mots.
La Planitude des Choses
" RESPIRE ENCORE MON DOUX MENSONGE "
J'épancherais toutes les douleurs de l'univers dans tes yeux.
Ce monde n'est pas le notre.
Dimanche 3 janvier 2010 à 17:44
Tu vois ce qu'il y a là haut ? Tu vois toutes ces étoiles ? Tu vois tout ce ciel ? Tu vois toute cette merde ? Tu vois tout ce pouvoir ? Tu vois tout ces pantins ? Tu vois ce qu'ils font de nous ? Comment tu veux rire de tout ça ?
C'est de la pure merde.
Un truc qui me fout la GERBE, qui s'infiltre dans mes TRIPES et me bouffe. Qui me donne envie de me flinguer chaque fois que je fous le nez dehors.
On passe notre temps à se plaindre, à rabacher les mêmes PEURS, les mêmes envies comme si tout était fait pour être respecté, comme si on avait rien à dire juste à subir. Comme d'habitude. Après tout, ça fait parti de l'odre des choses, mais c'est plus possible vraiment plus.
Il me faut partir, m'enfuir, continuer à avancer sans toutes ces contraintes
Vraiment.
J'en suis certaine.
Je pourrais déverser ma haine ici pendant des heures, cette haine envers La Connerie humaine, envers nous & envers moi.
J'en ai honte, tellement honte...
Tout les matins je ressens la même sensation, celle d'avoir vraiment raté quelquechose, de m'être trompé de monde. C'est pas un caprice d'adolescente non, c'est plus que ça. C'est plus profond, plus important, plus vital.
J'ai comme ce besoin de me séparer de tout ça "C'est lorsque que l'on a tout perdu que l'on est vraiment libre". J'ai envie de me dire que je suis libre mais en fait ce n'est pas si simple que ça parce que là, ça semble superficiel.
J'ai le coeur empli d'un demi million de choses plus ou moins compliquées qu'il est difficile d'exprimer. J'ai l'âme qui dégouline de tout ce venin qui constitue mon être, enfin je crois.
On aime, on déteste, on rigole, on détruit, on reconstruit, on part, on revient, on pleure, on a peur, on marche, on tombe, on regrette mais au final on n'oublie jamais rien, c'est un perpétuel changement.
Mais comment après tout ce que l'on sait, tout ce que l'on voit, on peut se prétendre malheureux ? Y'a eu une erreur.
On est tous dans le même cas, dans la même case, dans la même merde. On essaye tous de s'inventer une vie que tout le monde nous envie puis on s'enfonce, on tombe, on recommence jusqu'à ce que ça nous plaise et qu'on trouve des gens comme nous.
C'est pas comme ça que ça devrait fonctionner !
Rien ne tourne rond, tout se disloque dans ma tète, je suis comme attachée à une vie qui n'est pas la mienne, que j'essaye de modeler constament pour me sentir utile, pour essayer de me sentir un minimum vivante, pour sentir mon coeur battre, mes mains trembler, des larmes sur mes joues, mon corps vagabonder, mes lèvres sur celle d'une jolie fille...
En fait j'essaye juste de vivre.